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Le vignoble héraultais

Des vignerons passionnés donnent naissance à des vins d’exception sur les terroirs héraultais

Une démarche qualitative

Les vignerons ont transformé la viticulture héraultaise en réduisant les rendements, modifiant l'encépagement et en investissant dans du matériel de pointe. Désormais, leurs vins rivalisent avec les plus grands crus français.

Par ailleurs, ils ont fait de la préservation de l'environnement l'une de leurs préoccupations majeures en se tournant de plus en plus vers la haute valeur environnementale (agriculture raisonnée ou biologique, etc.).

Un énorme potentiel

Les vignes de l'Hérault contribuent à faire de la région Occitanie  l'un des plus vastes domaines viticoles du monde.  Le département dispose à la fois d'un climat favorable, d'une excellente exposition, d'une vaste gamme de cépages et d'une grande diversité de sols : tous les atouts sont réunis pour offrir aux consommateurs des vins riches, variés et d'excellente qualité, dans le respect du patrimoine naturel local.

En toutes saisons, le chatoyant vignoble héraultais égrène le paysage de sa palette de couleurs et de ses escarpements. La vigne est une culture, une civilisation profondément inscrite dans la mémoire confondue des paysages et des hommes, et plus que jamais une dynamique pour l'avenir.

 

Une grande diversité de vins

L’Hérault produit des vins à Indication Géographique Protégée (IGP), des vins d’Appellation d’Origine Protégée ou Contrôlée (AOP ou AOC) et des vins sans Indication Géographique (IG).

  • Les IGP : Pays d’Oc, Pays d’Hérault, Coteaux d’Ensérune, Coteaux de Béziers, Côtes de Thau, Côtes de Thongue, Haute vallée de l’Orb, Saint-Guilhem-le-Désert, Vicomté d’Aumelas.
  • Les AOP : Saint-Chinian, Saint-Chinian Berlou, Saint-Chinian Roquebrun, Faugères, Minervois, Minervois La Livinière, Languedoc, Clairette du Languedoc, Picpoul de Pinet, Pic Saint Loup, Terrasses du Larzac.
  • Sans oublier les Vins Doux Naturels (VDN) également en AOP : les Muscats de Frontignan, Lunel, Mireval et Saint-Jean-de-Minervois.

 

Un peu  d’histoire

Arrivée par la mer

Au Vème siècle avant J.C., des Phocéens débarquèrent à Agde pour y installer une colonie et fonder la cité. Dans leurs bagages, ils apportèrent la vigne, dont ils maîtrisaient déjà la culture. C'est ainsi que l'Hérault devint, avec Marseille, le berceau de la viticulture française. Mais les Phocéens ne se doutaient pas que cette plante allait profondément modifier les paysages, l'histoire et l'économie de toute une région. Rapidement, la culture de la vigne s'étendit jusqu'à Narbonne et Marseille. 

Des vignerons Romains aux moines Cisterciens

Si les Grecs ont implanté la vigne, ce sont les Romains qui ont appris aux Gaulois à améliorer sa culture et la vinification. Le vieillissement en fûts de chêne semble toutefois une invention gauloise. Le vin local est bon et s'exporte de la botte italienne jusqu'à la péninsule ibérique.

Mais la chute de l'Empire romain au IVème siècle marque la fin de la " Pax Romana ", et la culture de la vigne dans la région tombe progressivement dans l'oubli. Il faut attendre le IXème siècle et la reprise du travail de la vigne par les moines Cisterciens pour que le vin reprenne une importance dans l'activité économique du Département. Les monastères et abbayes sont alors entourés de vigne, car le vin est sacré et consommé lors des nombreuses cérémonies religieuses. D'ailleurs, bon nombre de cuvées actuelles portent encore le nom d' "Abbaye " ou de "Prieuré ".

Au XVème siècle, des écrits rapportent que la Clairette du Languedoc, alors appelée "Cleratz", est servie à la table de Louis XI, signe d'une production de grande qualité.

Aux XVIème et XVIIème siècles, les techniques de culture et de vinification s'affinent, mais sans connaître de bouleversements majeurs. Faute de moyens de transports adaptés, la consommation de vin en France reste localisée sur chaque vignoble.

 

La révolution viticole du XIXème siècle

Avec l'accroissement de la demande, la construction des chemins de fer et du Canal du Midi, la culture de la vigne va connaître une croissance exponentielle au XIXème siècle. Le Languedoc-Roussillon est couvert de ceps de vigne qui feront la fortune des grands propriétaires, notamment dans le Biterrois. L'Hérault vit par et pour le vin et connaît une période prospère.

Et vint le phylloxera 

Malheureusement, un petit insecte nommé phylloxera va provoquer, à partir de 1856, la plus grande crise que le monde viticole français ait connue. Inexorablement, il détruit la vigne, entraînant une dramatique chute de la production (en 1885, la production nationale de vin tombe de 80 à 25 millions d'hectolitres). Paradoxalement, l'Hérault est relativement épargné par la maladie, et profite même momentanément de la situation avec la hausse des cours. Mais les problèmes économiques que cette maladie engendre au niveau national, les nombreuses fraudes constatées, les terribles gelées de février 1956, la concurrence du vin italien, ainsi que les énormes volumes de vin algérien à écouler, sont autant de coups durs que les vignerons auront du mal à encaisser : les viticulteurs vont sombrer dans la crise. Manifestations et incidents jalonneront toute la deuxième moitié du XXème siècle.

La viticulture en chiffres

Le territoire héraultais compte un espace viticole de 83 400 ha, soit près de 45% de l'espace agricole consacré à la viticulture. 

  • 1er département viticole de l'Occitanie avec 283 communes viticoles sur les 343 communes de l'Hérault
  • 32% de la superficie viticole régionale 
  • 30% des volumes viticoles régionaux
  • 557 millions d'euros de valeur viticole en 2016 à la production, soit 70% de la valeur de l'agriculture de l'Hérault et 30% du chiffre d'affaires viticulture de la région Occitanie.

La viticulture, la filière majeure de l'Hérault

  • 75% des agriculteurs héraultais sont des viticulteurs 
  • 45% de la superficie agricole
  • 13% de la superficie totale du département
  • 2ème département viticole français
  • 83 400 hectares de vignes et 4,531 millions d'hectolitres récoltés en 2016 dont 80% en Indication Géographique Protégée (IGP), 12% en Appellation d'Origine Protégée (AOP) et  6% en vin sans Indication Géographique (IG).
  • 6080 exploitations viticoles et 9 943 salariés

 

(Sources : Mémento de la statistique agricole - Région Occitanie - Edition 2018)