Vous êtes ici

Lydie Salvayre, une femme libre au domaine de Bayssan

Date: 
26/09/2019

Prix Goncourt 2014 pour  Pas pleurer “, Lydie Salvayre est l’invitée d’honneur de la 12e édition des Chapiteaux du Livre. Interview.

Que vous inspirent les Chapiteaux du Livre ?

Je suis heureuse de participer à un événement qui correspond tout à fait à l’idée que je me fais des lieux vivants où sont associés le plaisir du partage et du bien-vivre. J’aime les gens qui abordent la littérature et la culture de façon atypique et singulière. Il m’importe beaucoup de m’extraire du  sérieusement correct  et de la vision ampoulée de la littérature qu’ont parfois ceux qui pensent qu’elle n’est pas faite pour eux.

Votre dernier ouvrage est né d’une expérience étonnante

Je suis restée enfermée une nuit entière dans le musée Picasso, face à  L’Homme qui marche d’Alberto Giacometti. Si je n’aime pas particulièrement les musées, cette silhouette filiforme me passionne depuis longtemps. L’oeuvre la plus connue du sculpteur suisse, décrit la condition humaine. C’est l’homme qui s’obstine à marcher. Giacometti, lui, m’a touchée par son immense humilité, sa soif de liberté et de perfection. Sa personnalité fait vraiment écho en moi. Le livre que son œuvre m’a inspiré est une invitation à la liberté où j’aborde des sujets intimes et douloureux. 

Vous parlez aussi de votre rapport à l’art et la culture

Mon rêve est d’embrasser à la fois la culture populaire, son langage, son esprit, et la Grande Culture. Beaucoup de gens s’imaginent que l’art et la culture ne s’adressent pas à eux. Cette partition me met en colère car la culture n’est ni une posture ni un moyen d’exclure ou de dominer les choses. Mais un moyen complémentaire d’émancipation et de liberté, justement.

Lydie Salvayre ouvre les rencontres des Chapiteaux du livre, le vendredi 27 septembre à 19h.