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Site du Département de l'Hérault

Le littoral héraultais

Géographie et paysage :

Avec ses 90 km de côte, le Département de l’Hérault représente près de la moitié de la façade maritime de la Région Occitanie. Le littoral de l’Hérault est principalement caractérisé par une succession de lagunes, séparées de la mer par des cordons de sable, souvent fragiles, les lidos. Les lagunes présentent une grande diversité et richesse écologique et sont aujourd’hui classées en sites Natura 2000. Majoritairement composé de sable, le littoral Héraultais présente deux points rocheux au niveau des villes de Sète et Agde. Les falaises d’Agde sont issues d’un volcanisme d’âge quaternaire. La plage de la Conque à Agde a la particularité d’être la seule plage de sable volcanique noire de Métropole.

Les lagunes sont le fruit du travail continu des vagues et des courants et sont nés d’un processus qui s’est enclenché il y a plus de 20 000 ans. L’homme a également joué un rôle essentiel dans le façonnage de ce paysage lagunaire avec la création de voies de navigation liées à l’accroissement du trafic maritime au XVIIIème siècle tel que le canal du Rhône à Sète qui cloisonne l’espace lagunaire entre Aigues-Mortes et Agde en une quinzaine d’étangs.

Les lidos, dont l’habitat principal (les dunes) est une des caractéristiques emblématiques de notre littoral, jouent un rôle fondamental d’un point de vue écologique, paysager et de protection contre la mer. Depuis la Mission Racine des années 60, le littoral est devenu la principale localisation des activités humaines dans le département de l’Hérault, auparavant tournées vers l’arrière-pays. Les aménagements qui y ont été réalisés (stations balnéaires, urbanisation rétro-littorale, infrastructures de transport et portuaires, ouvrages de protection du cordon dunaire,…) ont profondément bouleversé la géographie et l’occupation de cet espace.

Un environnement exceptionnel soumis à des perturbations et des risques naturels importants

Les milieux aquatiques, composante forte de notre littoral, représentent près de 24 000 ha d’étangs et lagunes, bordés de milieux humides temporaires. L’emblématique lagune de Thau, plus grand plan d’eau d’Occitanie, s’étend sur 7.500 ha. Ces milieux sont une source de biodiversité inestimable. Grâce aux « coupures vertes » imaginées par la mission Racine, de nombreux espaces dunaires ont pu être préservés de l’artificialisation.

Les risques naturels présents dans cet espace méditerranéen sont nombreux : risques d’inondation, érosion du trait de côte, submersion marine, sécheresse… Connus de tout temps par la population héraultaise, l’effet de ces risques a été considérablement accru en raison de l’urbanisation et l’implantation massive d’enjeux socio-économiques en bord de mer. Le littoral de l’Hérault est de plus en plus exposé aux effets du changement climatique : les dernières estimations de Météo France (2021) basées sur les données du GIEC prévoient à l’horizon 2100 une augmentation moyenne de la température en France de 4 degrés si la lutte contre le changement climatique ne s’accélère pas. Le GIEC estime une augmentation du niveau marin mondial entre +26cm et +82cm à l’horizon 2100. Ces évolutions vont provoquer des changements non négligeables qui impacteront les activités humaines :

• augmentation des sécheresses et des inondations

• en termes de santé et d’accueil de touristes, prolifération des moustiques

 • accentuation de la salinisation des eaux

• phénomènes de submersion marine et d’érosion côtière plus intenses

Chiffres clés - Environnement et risques

• 26 communes soumises à la loi littoral (13 possèdent une façade maritime)

• 24 000 ha d’étangs et lagunes bordées de zones humides

• 12 000 ha protégés par le conservatoire du littoral

• 2 zones humides d’importance internationale pour la migration des oiseaux d’eaux

• 215 ouvrages de protection contre les risques (en moyenne 17 ouvrages par commune)

L'activité socio-économique du littoral : un moteur pour le Département de l'Hérault

Le Département de l’Hérault est le 4e département de France en matière d’accueil touristique et le 1er département touristique d’Occitanie. 70 % de cette activité est implantée sur le littoral. Près de 80% des activités maritimes de la Région Occitanie se concentrent dans l’Hérault autour de 3 filières économiques d’importance : la conchyliculture, la pêche et le nautisme. Le Département compte dans son patrimoine 8 ports dédiés à ces activités, dont 6 sont localisés autour de la lagune de Thau.

La viticulture, implantée moins massivement sur le littoral que dans l’arrière-pays, est néanmoins bien présente, avec plusieurs appellations de renom (Picpoul de Pinet, Muscats de Frontignan et de Lunel, Listel, …).

Ces activités emblématiques et toujours porteuses, génèrent à elles seules d’importantes activités support (économie de service notamment). Pour se maintenir et se développer, elles doivent cependant mener d’importantes adaptations stratégiques, tant en termes de modernisation de leurs outils, renforcement de leur attractivité, que d’adaptation aux risques littoraux et au changement climatique.

Chiffres clés Economie

 • 80 % des activités maritimes de la Région

• 23 ports maritimes dont 8 ports départementaux

• Conchyliculture : 500 entreprises, 90 % de la production régionale

• Pêche : 500 unités de pêche, 800 marins, 41 M d’€ de CA

• Nautisme : 19 ports de plaisance, 250 entreprises, 160 M d’€ de CA

• 37,4 millions de nuitées touristiques (71 % sur le littoral)

• 43000 emplois touristiques dont 21700 emplois directs

L'aménagement du littoral : un équilibre difficile à trouver entre développement du territoire et préservation de son patrimoine

L’Hérault est une terre d’accueil, sa croissance démographique est l’une des plus fortes de France et l’essentiel des nouveaux arrivants se concentre sur le littoral. La population de certaines stations balnéaires est décuplée lors de la période estivale. Le littoral héraultais présente ainsi les mêmes grandes caractéristiques que les autres départements littoraux : concurrence foncière très forte, urbanisation massive et artificialisation des sols, saturation du réseau viaire pendant les heures pendulaires et en saison estivale.

Malgré des filières économiques dynamiques, le taux de chômage sur cette partie du territoire reste important, particulièrement dans certaines villes comme Agde ou Sète. Le coût prohibitif du foncier fragilise l’accès au logement des foyers les plus modestes et met en concurrence fonctions résidentielles et touristiques.

L’aménagement du territoire, au travers des politiques de planification et d’urbanisme, des outils fonciers ou encore des politiques en terme de mobilités, fait face à des défis et questionnements majeurs : concilier l’accueil de nouvelles populations et le développement du territoire sans porter atteinte à ses richesses, intégrer les risques littoraux et développer de nouvelles formes d’urbanisme, préserver les espaces dédiés aux usages agricoles et maritimes, ou encore développer de nouvelles formes de mobilités en favorisant les modes doux…

Le littoral : un lieu de détente et de culture

Les sports et les loisirs pratiqués sur notre littoral sont nombreux et ne cessent de se développer. La première école de Kite Surf est née à Carnon, en 1997. De nouvelles pratiques émergent comme le paddle, la marche aquatique côtière, sans pour autant que les activités plus traditionnelles soit délaissées.

La structuration de ces pratiques et la maîtrise de leur impact sur l’environnement deviennent, dans ce contexte, un enjeu majeur. L’offre culturelle, qu’elle soit publique ou privée, en lien avec les spécificités du littoral est particulièrement riche et les manifestions associées à ce patrimoine (telles Escale à Sète, les joutes de la Saint Louis, Festival de Thau,…) attirent chaque année de plus en plus de visiteurs.

Le patrimoine naturel, bâti, historique est important à préserver : canal du Midi, cathédrale de Maguelone, môle Saint Louis… L’accès aux offres de loisirs doit par ailleurs profiter à tous. D’importants efforts en termes d’accessibilité ont été développés, grâce aux opérations «  La mer pour tous », les actions associatives et publiques pour rendre le sport et la culture plus accessibles, ….

La Stratégie Hérault Littoral

Une intervention de longue date sur le littoral

Que ce soit au travers de ses champs d’intervention traditionnels (routes, action sociale, démoustication, …) ou des politiques volontaristes qu’il a développées depuis les lois de décentralisation, le Département intervient sur le littoral dans un spectre de compétences élargi : mobilités, économie, environnement et risques, culture, sports et loisirs, … Sur les dix dernières années (période 2008 – 2017), le Département a investi 230 millions d’€ sur des actions spécifiques au littoral. Ces interventions relèvent soit d’actions menées sous maîtrise d’ouvrage départementale, soit d’interventions au titre des solidarités territoriales et humaines, ou encore d’actions partenariales. Elles sont pour la plupart encadrées par des Schémas stratégiques dédiés, votés ou en cours d’élaboration.

Le périmètre d'Hérault Littoral

Le littoral héraultais représente un linéaire de 90 km de côtes répartis sur 13 communes allant de Vendres pour la commune la plus à l’ouest à La Grande Motte pour la commune la plus à l’Est. Le périmètre d’action de la stratégie Hérault Littoral ne se limite pas seulement à ces 13 communes. En effet, la zone rétro-littorale (en arrière des lagunes) fait partie intégrante de la stratégie ainsi qu’une interaction forte entre littoral et arrière-pays. Il est essentiel aujourd’hui de penser l’aménagement et l’adaptation des effets des risques littoraux dans sa globalité sur l’ensemble du littoral héraultais.

6 engagements et une action phare

Afin de répondre au mieux de l’importance des enjeux présents et à venir, le Département a souhaité renforcer son action autour d’une stratégie d’intervention nommée Hérault Littoral qui couvre et met en cohérence l’ensemble des politiques départementales concernées : économie, aménagement, environnement et risques, action sociale, culture et loisirs. Cette réflexion a été engagée en 2018 et menée en interne, sous le pilotage du Président du Conseil départemental de l’Hérault et de son 1er Vice- Président, avec la contribution d’un comité de pilotage, composé des élus référents sur les thématiques d’Hérault Littoral, et d’un groupe d’experts internes, issus des différentes directions opérationnelles de l’administration œuvrant sur le littoral. Elle a abouti à l’adoptation en février 2019 de la stratégie Hérault Littoral pour les années 2019 à 2030.

 

Hérault Littoral s’articule autour de 6 engagements forts et d’un projet d’envergure, une maison dédiée au littoral sur le site emblématique des Aresquiers :

• Engagement 1 – Concilier la préservation de l’environnement, la gestion des risques littoraux et l’attractivité du territoire dans l’aménagement du littoral

• Engagement 2 – Développer l’économie du littoral en l’adaptant au changement climatique

• Engagement 3 – Favoriser l’accès au littoral pour tous

• Engagement 4 – Renforcer le caractère maritime de notre territoire, sensibiliser et mobiliser autour des richesses et des enjeux du littoral

• Engagement 5 – Préserver les équilibres entre littoral et arrière-pays

• Engagement 6 – Mettre en place les conditions de réussite et du changement pour une politique littorale à long terme.

Découvrez la stratégie Hérault Littoral 

La Maison Départementale du Littoral

Action phare de la stratégie Hérault littoral, la future Maison Départementale du Littoral, outil de médiation et de sensibilisation, a vocation à constituer le pendant de la Maison Départementale de l’Environnement située au domaine départemental de Restinclières à Prades le Lez, dans une interface entre la terre et la mer.

La Maison Départementale du Littoral constituera avant tout un lieu ouvert à tous, afin de sensibiliser le public et éveiller sa curiosité à toutes les thématiques environnementales, sociales et économiques de notre littoral héraultais : richesses paysagères et environnementales, menaces liées au changement climatique et à la submersion marine, diversité des activités économiques et de loisirs, patrimoine historique et culturel du littoral héraultais.

Ce futur aménagement accueillera à l’année le grand public, le public scolaire, les professionnels et universitaires, les enfants hors temps scolaire avec un centre de loisirs et une colonie de vacances dans son centre d’hébergement. Les sportifs et promeneurs y trouveront également des espaces de repos et d’interprétation, ainsi qu’un lieu dédié au vélo.

Pour permettre cette réalisation, le Département a acquis fin 2019, sur la commune de Vic la Gardiole, le domaine du Mas Vieux : d’une superficie totale de 8 hectares, ce site situé entre mer et Gardiole, au sein du site emblématique des Aresquiers, présente un point de vue exceptionnel sur l’étang de Vic et une très grande qualité paysagère.

Le projet, en interaction constante avec son environnement exceptionnel, s’accompagne d’une réflexion autour de la fréquentation en espaces naturels : en favorisant les mobilités douces, la promenade et tous les modes de circulation respectueux de la qualité naturelle et paysagère du site, le projet de la Maison Départementale du Littoral sera intégré dans une démarche de fréquentation durable et responsable de ce secteur emblématique de notre département.

Le projet est en cours d’étude, la Maison Départementale du Littoral devrait voir le jour à l’horizon 2025.

Un aménagement du littoral qui s'adapte aux risques littoraux et préserve l'environnement

Prévenir les risques littoraux en Hérault

Le risque littoral correspond à la confrontation entre un aléa littoral, phénomène naturel difficilement prévisible et un enjeu, qui peut être la présence humaine, les activités socio-économiques ou bien environnementales et patrimoniales.

 

Les risques littoraux observés en Hérault sont l’érosion côtière et la submersion marine. L’érosion côtière est un phénomène continu dans le temps et qui a pour conséquence le recul du trait de côte. En effet, lorsque la houle ou autre courant marin repart du rivage, une certaine quantité de sédiments de la plage est amenée par la houle vers la partie immergée de l’avant-côte.

La submersion marine a pour origine un phénomène météorologique soudain (type tempête) qui a pour conséquence une inondation temporaire des zones littorales et rétro-littorales.

 

Engagé dès la Mission Racine dans des actions de gestion de l’érosion du trait de côte et de mise en valeur des plages, le Département a renforcé son action sur cette thématique dans les années 2000, en s’appuyant sur un partenariat local, national et européen. Impliqué dans la Mission Littoral des années 2000, il a apporté son soutien financier aux différents travaux de gestion du trait de côte menés depuis 15 ans par les collectivités. En l’absence de maîtrise d’ouvrage affirmée ou au titre de ses compétences routières, il a lui-même porté certaines études stratégiques et travaux, en particulier au droit du golfe d’Aigues Mortes (chantiers du Petit Travers à Mauguio-Carnon et à Villeneuve les Maguelone). Il a investi plus de 20 millions d’euros depuis 2007 sur cette thématique. Ainsi de nombreux chantiers ont été menés, sur l’ensemble du linéaire : à Frontignan, sur le lido de Sète à Marseillan, à Vias, Vendres et Valras, …

Sa participation à plusieurs programmes de coopération européenne lui a permis de mener des démarches prospectives et des projets de recherche appliquée, mobilisant ainsi acteurs privés et publics : recherche de gisements sableux, test de la méthodologie LIDAR5 (au côté de l’Etat) pour relever la topographie du littoral, guides méthodologiques (analyse de vulnérabilité, techniques de gestion douce du littoral, …) et mise en place de Webcam pour le suivi du littoral.

L'observation des mouvements de notre littoral

Afin de préserver au mieux le littoral et les enjeux associés, il est primordial d’avoir une bonne compréhension technique de la dynamique de notre littoral ainsi que de sa morphologie qui varie au cours du temps. Depuis plus de 15 ans, le Département confie à l’EID Méditerranée une mission technique de suivi et d’observation des plages héraultaises, indispensable à la compréhension des mouvements sableux du littoral et à l’anticipation des évolutions à venir. Ces observations alimentent l’ODCEEL (Observatoire Départemental Climatologie Eau Environnement et Littoral, https://odee.herault.fr/index.php).

L'Observatoire Climatologie Eau Environnement et Littoral

Géré au sein du Département de l'Hérault, l'ODCEEL est un système de collecte, de sauvegarde, d'organisation, d'échange et de valorisation des données sur l'eau et l'environnement. Une rubrique Hérault Littoral a été créée afin de valoriser les données et études littorales du Département. Différentes thématiques sont abordées dans cette rubrique telles que:

-          Le littoral héraultais qui présente les chiffres clés du littoral ainsi que les principales notions de la dynamique littorale et ses risques associées.

-          Une application cartographique : outil cartographique permettant de visualiser et télécharger les différentes données littorales acquises par le Département ces 15 dernières années (photographies terrestres et aériennes, profil topo-bathymétrique, Modèles Numériques de Terrain, fiches par Commune littorale…)

-          Programme de mise en valeur : les principaux travaux de protection et mise en valeur du littoral héraultais au cours des 20 dernières années sont résumés dans des fiches synthétiques géographiques

-          Suivi tempêtes : suivis photographiques terrestre post-tempêtes afin d’identifier les éventuels dégâts matériels et recul du trait de côte, production de rapports d’analyse historique et statistiques des tempêtes en Hérault, suivi webcam des tempêtes au niveau de la station Valras-Plage.

-          Suivi du littoral : production de rapports annuels depuis une quinzaine d’années sur l’évolution morphologique des plages héraultaises

-          Suivi du littoral Ouest-Hérault : lancement en 2020 d’une étude de 3 ans en partenariat avec la Communauté de Communes La Domitienne, les Communautés d’Agglomération Béziers Méditerranée et Hérault Méditerranée sur le suivi du littoral ouest-héraultais et définition d’un plan de gestion du trait de côte

-          Projets Européens : le Département a participé à plusieurs programmes de coopération européenne qui sont présentés dans cette rubrique

 

Accès à la rubrique Hérault Littoral de l’ODCEEL : https://odee.herault.fr/

Rubrique Hérault Littoral

Préserver l'environnement et la biodiversité

La préservation et mise en valeur des Espaces Naturels Sensibles

A l’heure où le besoin de nature devient de plus en plus prégnant, et parce que le devoir d’agir constitue une nécessité face à la croissance démographique et aux effets du changement climatique, le Département, en partenariat avec les collectivités et en soutien aux initiatives locales, se doit plus que jamais d’être l’acteur majeur de la préservation du cadre de vie des Héraultais.

                                                                                                                                       

Les  Espaces Naturels Sensibles (ENS) constituent le socle de la préservation et de la valorisation du patrimoine naturel, des paysages et de la biodiversité du Département.

S’inscrivant dans une démarche d’anticipation, l’Hérault a joué un rôle clé en classant l’intégralité de son territoire naturel et agricole dans cette politique dès le début des années 80. Cet acte unique en France et précurseur permet au Département de préserver, à ce jour, près de 9 000 ha d’espaces naturels. Plus qu’un moyen de maîtrise foncière, le droit de préemption dans ces espaces naturels sensibles constitue pour le Département un outil capital pour la mise en œuvre de sa politique d’aménagement du territoire, environnementale et d’ouverture des espaces au public. Cette politique est notamment traduite dans son Schéma départemental des ENS pour la période 2019-2021, et ses perspectives à 2030.

 

Chacun d’entre nous, héraultais ou visiteur, peut ainsi profiter aujourd’hui de ce patrimoine naturel et culturel d’une grande richesse. Ce patrimoine caractéristique de notre territoire,  illustre bien la mosaïque paysagère que constitue notre département : du littoral aux hauts cantons, en passant par les garrigues, bords de rivière et lacs, forêts, prairies ou zones humides, chaque milieu est représenté.

Pour la plupart aménagés, ouverts gratuitement au public, ces sites ENS sont gérés pour permettre :

  • la préservation et la valorisation de la biodiversité et des paysages,
  • la pratique des activités de pleine nature,
  • le maintien d’activités pastorales traditionnelles,
  • la préservation contre l’incendie et l’étalement urbain,
  • la préservation des zones humides, de la ressource en eau, des champs naturels d’expansion des crues, contribution à la lutte contre les inondations.

Cette politique a également permis la constitution et la gestion des 530 kilomètres du Réseau Vert®, itinéraire de randonnée pédestre, équestre et VTT aménagé et entretenu par le Département, ou encore la voie verte Passa Païs, sur 45 km

 

En zone littorale et rétro littorale, le Département a acquis plusieurs sites. Le site de Tartuguières à Lansargues (ancien lieu de tournage du film « Les Amants du Pont Neuf ») sera entièrement réhabilité par le Département, en partenariat avec la communauté d’agglomération du Pays de l’Or, avec les aides financières de l’Union Européenne et de l’Agence de l’Eau.

 

A Capestang, le Département a récemment acquis plus de 60 hectares d’une vaste zone humide, où se développe une roselière exceptionnelle. Le Département y assure une gestion environnementale, en lien avec les différents usages du site (chasse, agriculture, biodiversité, ….).

 

Enfin, le Département a initié en zone littorale la mise en place de Schémas d’Intervention Foncière (SIF), dispositifs partenariaux (avec le Conservatoire du Littoral et les collectivités) pour planifier l’intervention foncière dans des zones à enjeux et pression. Treize communes littorales bénéficient à ce jour d’un SIF, ayant permis l’acquisition publique de 4500 ha toutes maîtrises d’ouvrage confondues.

Les zones humides

Les zones humides littorales sont constituées des lagunes, des zones estuariennes des fleuves et des marais et prairies périphériques en lien hydraulique avec le bassin versant, les nappes souterraines et le milieu marin.

Lieux de transition entre les milieux aquatiques et terrestres, les eaux douces et saumâtres y évoluent en permanence. On y trouve des habitats essentiels pour tout un cortège faunistique et floristique. Véritable nurserie de la mer, elles sont le support d’activités économiques recréatrices ou commerciales importantes

Dans un contexte de réchauffement climatique et d’évolution du trait de côte, leurs rôles tampons tant sur les plans qualitatifs (pollution ponctuelles ou accidentelles) que quantitatif (submersion marine, inondation fluviale, soutien des étiages) constituent un précieux atout en matière de prévention des risques.

Le Département agit en faveur de la connaissance, de la préservation et de la reconquête de ces milieux par le biais de ces différentes politiques publiques que ce soit en maîtrise d’ouvrage directe ou en accompagnement technique et financiers des acteurs locaux.

A titre d’exemple, le Département accompagne les gestionnaires des sites Natura 2000 situées en zone littorale (salines de Villeneuve, le Blagnas à Agde, le lido du Petit Travers à Carnon, ….). Des aménagements sont réalisés pour améliorer les liaisons hydrauliques entre les sites, limiter la fréquentation, installer  des panneaux d’information et de communication sur l’intérêt de ces espaces, ….

La gestion des ressources en eau en contexte littoral

L’action du Département dans le domaine de l’eau a été initiée dès les lois de décentralisation et se décline à plusieurs niveaux : participation à la plupart des structures de gestion par bassin versant dont il est un membre fondateur, portage d’actions en maîtrise d’ouvrage départementale (études, barrages (Salagou et Olivettes), …), accompagnement technique et financier des collectivités (eau potable, assainissement, gestion des milieux aquatiques) et pilotage d’outils de gouvernance, dont le Comité départemental de l’Eau de l’Hérault. Par définition partenariale, menée aux côtés de nombreux acteurs, cette politique concourt à une gestion équilibrée de l’eau et des milieux aquatiques, « de la source à la mer ».

La raréfaction de l’eau est une menace qui pèse sur l’ensemble des ressources du territoire héraultais. Elle est susceptible de limiter l’accueil de population (résidentielles ou saisonnières) voire contraindre les usagers à des restrictions d’usage (déjà fréquentes). Elle peut également freiner le développement de certaines activités économiques comme le tourisme pourtant capital sur la frange littorale. En effet, ces activités économiques dépendent directement de la disponibilité de l’eau ou indirectement par la qualité du cadre d’accueil et paysager. Mais sans nul doute, la menace de pénurie va s’intensifier sous l’effet du changement climatique. 

La baisse progressive et structurelle du niveau des aquifères d’année en année pourrait amener à des périls comme des intrusions salines compromettant la potabilité de certaines ressources souterraines (nappe astienne par exemple).

Les problèmes de qualité des eaux et de contamination des eaux ne sont pas spécifiques au littoral. Toutefois dans le secteur de Mauguio notamment, un certain nombre de forages sont déjà condamnés, impropres à la potabilisation. Avant de recourir à la désalinisation de l’eau de mer (procédé dont le coût environnemental et énergétique reste élevé), il existe un panel de solutions favorables aux économies d’eau : des solutions technologiques, des mesures réglementaires, des actions volontaristes à la portée de tous les usagers.

Conscients de ces enjeux, l’ensemble des usagers de l’eau ont ainsi commencé à changer leur pratique : les particuliers en diminuant les besoins de leur foyer, les communes pour les bâtiments espaces verts, les agriculteurs, les campings...  Les mesures les plus prometteuses et adaptées au contexte littoral sont la réutilisation des eaux usées traitées car il y a concomitance en été entre la production d’eaux usées et le pic des besoins de la part des touristes. Ce recyclage de l’eau permet notamment de satisfaire des usages qui ne nécessitent pas de l’eau potable.

D’autres mesures adaptées aux spécificités du littoral pourraient permettre de réduire les volumes prélevés : le recyclage des eaux des piscines, la fermeture nocturne des douches de plages, la tarification saisonnière. Par diverses actions auprès des usagers ou des collectivités, le Département accompagne le territoire pour une meilleure gestion de l’eau.

Le milieu marin

Le milieu marin de la côte héraultaise se caractérise par un développement exceptionnel du plateau continental, le Golfe du Lion, le plus important de la méditerranée occidentale. Les fonds sont surtout constitués de sédiments meubles (vases, sables fins et grossiers, cailloutis et galets). Les zones de substrat dur sont peu représentées mais constituent les milieux les plus intéressants d’un point de vue écologique. A ces caractéristiques s’ajoutent une faible profondeur, une très grande richesse trophique liée aux apports fluviaux et plus particulièrement du Rhône, un hydrodynamisme particulier (effets du courant liguro-provençal et des remontées d’eau des nombreux canyons), propices à une grande richesse halieutique faisant de ce secteur un site de nourrissage particulièrement important pour les oiseaux pélagiques ainsi que pour les grands mammifères marins . Plusieurs habitats présentent un intérêt majeur(herbiers de posidonies et zostères, coralligène, grottes sous-marines, zones d’habitat des dauphins et des tortues de Méditerranée).

Des milieux marins encore relativement préservés mais des pressions susceptibles de s’accroître. L’état écologique des masses d’eau côtières est majoritairement bon mais les pressions liées à la forte attractivité résidentielle et touristique du département ont un impact sur les habitats et la biodiversité du milieu marin. Ainsi, les activités liées au tourisme et aux loisirs balnéaires, celles liées à la pêche et à la conchyliculture ou aux activités portuaires peuvent être à l’origine de fortes perturbations  qui viennent s’ajouter aux pollutions d’origine terrestre.  

Quant aux milieux lagunaires, très sensibles, ils sont très fortement menacés par l’eutrophisation dégradant leur état écologique et mettant en péril les activités économiques qu’ils abritent. 

Des actions sont menées pour préserver le milieu marin menacé :

  • Des investissements réalisés dans les ports départementaux pour améliorer la gestion des déchets liquides (sur les aires de carénage) ou solides (dans les ports conchylicoles)
  • La promotion des labels environnementaux pour les ports de plaisance : Pavillon Bleu, AFNOR Ports Propres et tout récemment son extension actifs en biodiversité
  • Le soutien à l’installation de dispositifs de nurseries de poissons dans les ports (ou « biohuts »)

La campagne Ecogestes Méditerranée cofinancée par le Département vise à sensibiliser les plaisanciers qui ne connaissent pas toujours l’ensemble de leurs impacts ni les moyens susceptibles de les réduire. Avec les ambassadeurs Ecogestes dans les ports ou au mouillage grâce à la mobilisation du bateau Hérault Littoral, ils vont réaliser un diagnostic de leurs pratiques et s’engager sur l’une d’elle (tri des déchets, utilisation de produits éco labellisés…). Les plaisanciers circulant sur le canal du Midi ou le canal du Rhône à Sète sont également sensibilisés.

Repenser l'aménagement du littoral

Un des engagements d’Hérault Littoral concerne la conciliation de la préservation de l’environnement, la gestion des risques littoraux et l’attractivité du territoire dans l’aménagement du littoral.

Il est primordial d’envisager une approche globale d’aménagement du territoire qui intègre les effets du changement climatique et les risques littoraux associés. Cette démarche a débuté avec les premières opérations de recul stratégiques et relocalisation d’enjeux afin de réduire la vulnérabilité des territoires littoraux et prend aujourd’hui la forme d’une réflexion plus large en termes de recomposition spatiale dans laquelle le Département est fortement impliqué.

Ces réflexions ne concernent pas seulement les communes en bord de mer, mais également les communes dites rétro-littorales et même celles de l’arrière-pays. En effet, certaines activités ou certains habitats devront être déplacés en-dehors des zones à risques.

C’est pourquoi les réflexions lancées en Hérault sur cette thématique associent plusieurs niveaux de collectivités (communes, intercommunalités, Département et Région), les services de l’Etat mais aussi de nombreux partenaires (groupements de collectivité qui travaillent sur l’urbanisme ou les risques par exemple), les usagers (tourisme, agriculture, pêche, conchyliculture) mais aussi les citoyens.

En articulation avec ces réflexions, le Département mène des projets pour imaginer l’habitat de demain : un habitat qui devra être adapté à des conditions d’élévation du niveau de la mer, mais aussi d’aléas littoraux au sens large (submersion marine, érosion du trait de côte), de raréfaction des ressources en eau assez sensible sur le pourtour littoral ainsi que des évolutions de la température.

Le projet Habiter le littoral demain

 

Deux initiatives ont été lancées par le Département pour imaginer l’habitat de demain en zone littorale :  

-          un appel à idée architectural à destination des professionnels

-          un partenariat avec l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Montpellier (ENSAM)

                                                                

  • Un appel à idée architectural

Ce concours, nommé « Habiter le littoral demain » propose aux architectes professionnels de réaliser des modèles de logements à l’échelle du quartier qui puissent répondre aux enjeux climatiques et littoraux précédemment cités. Le concours se projette sur la commune de Frontignan à l’horizon 2050 avec un site pilote prédéfini. L’objectif est de repenser l’aménagement à l’échelle d’un quartier en prenant en compte l’évolution des effets du climat (hausse des températures, raréfaction de la ressource en eau, hausse du niveau marin…) et l’évolution des risques littoraux notamment ceux de submersion marine. Ce concours est organisé par le Département en partenariat avec la commune de Frontignan, l’Etat, et avec le soutien technique du Conseil en Architecture Urbanisme et Environnement (CAUE) de l’Hérault.

  • https://herault.fr/1284-concours-littoral-2050.htm

 

  • Un partenariat avec l'école d'architecture de Montpellier (ENSAM)

Dans le cadre de leur programme d’étude, le Département a proposé aux étudiants de 3ème année de l’ENSAM de travailler sur un travail prospectif pour imaginer quels pourront être les bâtiments du futur, adaptés au littoral de demain. De février à juin 2021, les étudiants ont ainsi imaginé des bâtis adaptables à la montée des eaux et à l’augmentation des températures.. Ils se sont projetés à l’horizon 2050 (et même au-delà) sur 3 sites pilotes de la commune de Frontignan. Les projets ont été présentés en juin 2021à un jury composé des enseignants de l’ENSAM, du Département de l’Hérault, du CAUE et de la Direction Départementale des Territoires et de la Mer de l’Hérault. Des projets de grande qualité, avec un intérêt manifeste pour des questions et problématiques auxquelles ces architectes en herbe seront confrontés dès leur sortie de l’école.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Crédit photo : Michel Pieyre - CD34

Une thèse sur la recomposition spatiale

Le Département a recruté un doctorant pour une durée de trois ans (2021-2024) afin de travailler sur une thèse en collaboration avec l’Université Paul-Valéry Montpellier 3, le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), et l’aide financière du Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation. Dans un premier temps cette thèse fournira un diagnostic de la vulnérabilité de notre habitat. Puis des propositions seront formulées pour relocaliser l’habitat littoral impacté par les risques littoraux et le changement climatique.

Une formation aux élus sur les enjeux du littoral

Afin d’informer les élus et techniciens des communes du littoral aux enjeux de préservation du littoral et de l’environnement, le Département et le Centre de Formation des Elus Locaux de l’Hérault (CFMEL) organisent des sessions de formation. Elles se déroulent sur une journée, composée d’une matinée en salle et d’une visite sur le terrain. Des actions concrètes de préservation des milieux et des explications sur les bénéfices attendus de ces travaux, sont exposés tout au long de la journée.

 

 

 

 

 

Crédit photos : CD34

L’économie Littorale

L'économie maritime : les ports, la conchyliculture, la pêche, le nautisme

Depuis 1983, Le Département de l’Hérault assume pleinement les compétences de création, d’aménagement et de gestion des ports, qui lui ont été confiées par les premières lois de décentralisation. Après l’adoption de la loi NOTRe, le Département a fait le choix de conserver cette compétence.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est propriétaire de 8 ports (pêche, conchyliculture et plaisance), dont 6 sont implantés autour de la lagune de Thau, les deux autres étant implantés au grau d’Agde (incluant la Criée d’Agde) et à Vendres. Ce sont plus de 45 millions d’€ qui ont été investis au cours des dix dernières années, avec plusieurs projets d’envergure pour permettre aux activités maritimes de se développer. La gestion de ces ports est confiée à des tiers (collectivités, syndicats mixtes ou professionnels).

 

Au-delà de la compétence ports, le Département apporte son soutien technique et financier aux trois filières maritimes structurantes de l’économie héraultaise (la pêche, la conchyliculture et le nautisme), par des aides aux professionnels ou aux collectivités. Suite aux épisodes de malaïgue intervenus dans les années 2000 sur la lagune de Thau, et plus récemment pendant l’été 2018, le Département est venu en aide à la profession pour faire face aux importantes pertes financières.

Il a également soutenu les pêcheurs et les conchyliculteurs à faire face aux pertes économiques dues au confinement de 2020.

Depuis le 1er janvier 2018, l’Etat a confié au Laboratoire Vétérinaire du Département de l’Hérault, la mise en œuvre de la surveillance sanitaire des coquillages dans les zones de production Occitanie pour l’ensemble des départements du littoral de la Région (Aude, Gard, Hérault et Pyrénées Orientales).

 

Le 25 juin 2018, l’Assemblée départementale a adopté un Schéma de Développement des Ports Départementaux et des Filières Maritimes pour la période 2018-2021. Son périmètre d’action se situe entièrement dans le périmètre d’action Hérault Littoral. 

Un contrat pour la filière conchyliculture

Les crises sanitaires successives (mortalités, malaïgue, eaux vertes, …) ont fragilisé les entreprises de la filière conchylicole.

 

Le Comité Régional Conchylicole de Méditerranée (CRCM), organisation régionale représentative des professionnels conchylicoles, s’est engagé dans une démarche de stratégie co-financée par l’Europe, la Région, le Département et Sète Agglopole, et soutenue également par l’Etat.

 

Cette stratégie à l’horizon 2030 répond aux besoins d’adaptation nécessaires de cette profession face aux changements climatiques et économiques et au défi de son renouvellement et de la pérennité de ses entreprises. Elle répond également à la nécessité de mobiliser et de fédérer les producteurs autour d’objectifs partagés.

 

La formalisation de cette stratégie s’est traduit par la signature le 22 septembre 2021 d’un Contrat de filière conchylicole Occitanie sur trois ans (2021‑2023) porté par le CRCM et soutenu par l’Etat,  la Région Occitanie, le Département et d’autres partenaires.

 

Le contrat a été élaboré dans une démarche participative innovante et unique en conchyliculture avec les professionnels des différents bassins de production de la région. Pour mémoire, 90 % de la production conchylicole de la région se situe dans l’Hérault.

 

Le Contrat de filière conchylicole Occitanie 2021‑2023 se présente autour de trois orientations prioritaires, douze axes spécifiques et trois axes transversaux et décline une centaine d’actions.

Orientation 1 : Adaptabilité et résilience face aux changements climatiques des écosystèmes et aux pressions sanitaires

Orientation 2 : Accompagnement des entreprises au quotidien et sécurisation des espaces de production

Orientation 3 : Promotion de la conchyliculture et valorisation des produits :

Le Département de l’Hérault a adopté le contrat de filière lors de la session de l’assemblée le 10 mai 2021.

En signant le contrat de filière, le Département réaffirme son soutien à cette filière particulièrement sur ses compétences d’aménageur portuaire, sur la préservation du foncier et la promotion des produits. Dans ce domaine, le développement d’un conchytourisme à l’image de l’oenotourisme ainsi que toutes les actions relatives à l’activité de dégustation seront soutenues de même que le projet d’une Maison de l’Huître en lien avec la Maison du Littoral.

Le redéploiement d’une filière "moules" en mer est également une action emblématique à suivre.

Du poisson dans les collèges

En juin 2021, l’atelier d’insertion Brise de Terre, qui valorise les produits de la pêche non vendus par la Criée départementale du Grau d’Agde, a livré trois UPC (Unités de Production Culinaires) qui préparent les repas dans les collèges du Département. Une animation autour de la pêche a de plus été faite au collège de Mèze.

L’objectif : faire connaître les produits de la pêche méditerranéenne aux jeunes du Département. En effet, les poissons de la Méditerranée, débarqués dans les criées de notre Région ou directement vendus par les pêcheurs ne sont pas ceux qui sont le plus consommés par les Français.

Ceux-ci consomment notamment beaucoup de colin, cabillaud, saumon venant d’atlantique, des mers du Nord ou encore du pacifique.

A contrario les espèces plus locales sont moins plébiscitées : daurade, turbot, saint-pierre, maquereau, …

Consommer les produits de la pêche méditerranéenne contribue à la fois au soutien de nos pêcheurs et à la réduction de notre empreinte carbone.

Valoriser les sédiments issus du drapage des ports

L’envasement des ports est une problématique à laquelle est confrontée chaque gestionnaire d’infrastructure portuaire.

Les propriétaires et gestionnaires de ports cherchent des solutions pour limiter les coûts d’extraction de ces sédiments (appelée « dragage »), qui limitent la capacité de navigation dans les ports.

Dans le cadre d’un appel à projets lancé par l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie), de l’Etat et de la Région Occitanie, le Département et la Commune de Marseillan ont été sélectionnés pour expérimenter une solution de ré-emploi des sédiments qui seront extraits du pport départemental de Marseillan Lez Mazets (port conchylicoles) et du port de plaisance de Marseillan.

Leur réutilisation sur des travaux de voiries (sous –couche de voirie, merlon) sera testée. L’objectif est ainsi de favoriser l’économie circulaire, tout en réduisant le coût de ces opérations.

Le tourisme sur le territoire héraultais

Le tourisme méditerranéen représente 220 millions de visiteurs chaque année, soit 32% du tourisme mondial. Il constitue un enjeu stratégique pour le département, tant du point de vue de l’économie touristique que de l’environnement.

Le littoral héraultais est un éco-système unique avec ses 90 kilomètres de côtes, ses réserves naturelles classées (ex. les Orpellières, la Grande Maïre, le Bagnas...) et la diversité de ses paysages.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Crédit photo : photothèque Hérault Tourisme

La richesse de cet environnement, qu’il convient de préserver, permet aux visiteurs d’ici et d’ailleurs de découvrir un territoire d’exception et de s’adonner à de multiples activités de pleine nature en toutes saisons.

Le nautisme est une activité qui a le vent en poupe. En effet, le littoral héraultais offre 10 974 places dans les ports de plaisance , plus 1 170 places dans les ports à sec.

Les nouvelles pratiques telles que que le « Wing foil » présentent un intérêt économique fort pour les prestataires, l’Hérault est d’ailleur précurseur en la matière. Le coaching plaisance fait également partie des nouvelles tendances.

Le tourisme culturel n’est pas en reste !’De nombreuses occasions sont offertes aux visiteurs pour découvrir l’histoire et le patrimoine maritime de notre littoral : Patrimoine bâti ancien (Sète , Agde) ou contemporain (La Grande Motte), musées maritimes (Henri Prades à Lattes ou de l’étang de Thau à Bouzigues), découvertes des sports traditionnels (joutes, courses taurines) ou encore de métiers spécifiques aux littoral (pêche, conchyliculture, …)

Pour découvrir pleinement le tourisme et les loisirs sur la mer et les étangs : https://www.herault-tourisme.com/fr/decouvrir/la-nature/mer-et-etangs/

Le tourisme héraultais, comme de nombreuses activités littorales, est soumis à des enjeux majeurs : pression sur la biodiversité, ressources limitées, érosion du trait de côte et changement climatique : autant de défis auxquels, le Département de par son action quotidienne, répond au travers d’Hérault Littoral.

Le tourisme sur le littoral héraultais en quelques chiffres

En 2019, le nombre total de nuitées sur le littoral héraultais est estimé à 80 millions dont 25 millions de nuitées des touristes. 70% des touristes héraultais fréquentent le littoral.

En 2020, en raison de la crise sanitaire, une baisse de  28% de la fréquentation a été observée en Hérault. La part de clientèle étrangère a nettement chuté, au bénéfice d’une population française, et le plus souvent de proximité.

Notre littoral compte 2 812 établissements d’hébergement touristique ce qui équivaut à 132 000 lits en hébergements marchands. L’offre d’hotellerie de plein air est également diversifiée avec 136 campings.

A cela s’ajoutent 89.000 résidences secondaires.

Au total, le littoral hérault dispose d’un potentiel de 446.000 lits touristiques.

Par ailleurs, depuis avril 2019, les professionnels d’une vingtaine de centres nautiques (écoles de voile) d’Occitanie se sont structurés pour former leur réseau « Nautigliss » afin de rendre la pratique plus accessible.

 

 

 

 

 

 

 

Crédit photo : photothèque Hérault Tourisme

Les grands enjeux du Tourisme Littoral

Le tourisme littoral est confronté à plusieurs problématiques, auxquelles Hérault Littoral s’attache à apporter des réponses :

- En raison de l’importance du tourisme sur le littoral, les impacts du tourisme sur l’environnement sont importants : forte consommation en eau, utilisation de l’espace, impact sur la biodiversité et les paysages, pollutions : différentes actions pour réduire l’impact du tourisme sur l’environnement sont engagées (actions auprès des professionnels du tourisme, des usagers, en faveur du paysage, sensibilisation aux éco-gestes, ….)

- Le littoral est soumis à des risques côtiers (recul du littoral, submersion marine) qui vont s’accentuer avec le changement climatique. Le Département s’engage depuis de nombreuses années pour accompagner les territoires littoraux à cette donne (retrouver plus d’informations dans la rubrique « Un aménagement du littoral qui s'adapte aux risques littoraux et préserve l'environnement »)

- La surfréquentation est également un des inconvénients du tourisme littoral. En partenariat avec les professionnels du tourisme, Hérault Tourisme et les partenaires concernés, le Département développe des offres permettant de découvrir l’arrière-pays depuis le littoral : routes des vins, itinérance à vélo ou à pied, oenotourisme, … De multiples offres sont disponibles pour découvrir l’Hérault, en famille, seul ou en groupe, que ce soit à quelques kilomètres du littoral ou plus loin en arrière-pays !

Le Département développe également de nombreuses pistes cyclables et autres modes de transport alternatifs qui permettent de limiter la présence de la voiture sur le littoral.

Des actions concrètes en faveur de la Protection de l'Environnement

Le développement d’une meilleure gestion environnementale des établissements touristiques et la sensibilisation aux enjeux climatiques constituent des enjeux du Schéma départemental de développement du tourisme et des loisirs de l’Hérault (2018/2021).

  • Soutien au déploiement du label environnemental international "Clef Verte"

Aujourd’hui, les touristes peuvent choisir de réduire leur impact environnemental et affirmer leur responsabilité sociale en choisissant un établissement labellisé Clef Verte en France et dans 65 autres pays. L'écolabel touristique Clef Verte (Green Key à l’étranger) est le premier label de tourisme durable international pour les hébergements touristiques et les restaurants. 

Il concerne des hôtels, campings, gîtes, meublés de tourisme, chambres d’hôtes, résidences de tourisme, villages et centres de vacances, auberges de jeunesse ou restaurants. Les prestataires sont sélectionnés sur de nombreux critères: mise en œuvre d'une politique environnementale et d'une démarche socialement responsable, gestion intelligente des déchets (réduction à la source, collecte et recyclage), maîtrise des consommations d’énergie et d’eau, achats responsables (en particulier pour l'alimentation et l'entretien), sensibilisation active de la clientèle.

Le Département de l’Hérault, au travers de son Agence de Développement Touristique Hérault Tourisme, accompagne les établissements pour l’obtention du Label Clé Verte.

  • L’Etiquetage environnemental des campings :

L’étiquetage environnemental des campings a pour objectif de promouvoir une gestion plus durable des ressources dans les campings. L’action se fonde sur la mise en place d’un outil « l’étiquette environnemental » qui est proposé aux campings pour améliorer leur gestion. Le Département en partenariat étroit avec L’ADEME et la Fédération de l’Hôtellerie de Plein Air a mené une expérimentation pour, à terme, proposer ce dispositif à tous les établissements volontaires.

Il s’agit d’un projet multi-acteurs porté par le Département de l’Hérault dont l’intérêt réside dans la mise en œuvre d’ actions expérimentales au niveau de structures d’accueil de tailles et de catégories différentes (infrastructures importantes sur les bords de mer et petits établissements familiaux sur l’arrière-pays).

Un référentiel commun a été rédigée. Il a été soumis à l’ADEME pour validation puis mis à disposition de tous les campings Français.

Jusqu’en 2022 un accompagnement des 13 campings participant à ce projet est prévu.

Exemple d’une étiquette environnemental :

 

  • Economiser l'eau en zone littorale
  • Les prélèvements en eau des professionnels du tourisme sont particulièrement importants en zone littorale. Pour répondre à la clientèle, les établissements développent des services aquatiques de plus en plus consommateurs en eau : spas, piscines, parcs aquatiques, ….alors que d’un autre côté, la ressource en eau est de plus en plus sous tension.

    Le Département accompagne les professionnels du tourisme dans une voie de réduction de leur prélèvement en eau, notamment les établissements de l’hôtellerie de plein air. Dès 2012, il a participé à la réalisation d’audits qui ont fourni les bases des premières actions au sein des établissements prélevant dans la nappe astienne, une nappe d’eau souterraine de très bonne qualité située en Vendres et Marseillan et fortement sollicitée pour la campings.

    Le Département participe aux côtés du Syndicat Mixte de la Nappe Astienne, de l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée et Corse et de la Région pour accompagner les campings pour mettre en œuvre des actions de réduction des consommations en eau. L’investissement global est évalué à 13 millions d’euros entre 2020 et 2022 pour revenir à un état « d’équilibre » de la nappe.

    • UN Guide paysager pour les établissements de plein air

     

    Un guide paysager a été réalisé par le Département de l’Hérault avec le Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement de l’Hérault (CAUE). Il propose des conseils pratiques aux établissements de l’hôtellerie de plein air afin de diminuer les  consommations en eau réservées à l’arrosage de leurs espaces verts ainsi que l’apport en produits de synthèse, tout en concourant à l’embellissement de ces établissements.

    Cette action, inscrite dans notre stratégie d’intervention Hérault Littoral, a été accompagnée financièrement par l’Europe dans le cadre du projet de coopération européen « CASTWATER », qui s’est déroulé entre 2017 et 2019 avec pour objectif la rationalisation de la gestion de l’eau en zones touristiques côtières.

    Dans le cadre de cette démarche partenariale avec le CAUE 34, un diagnostic des espaces verts de plusieurs établissements de l’hôtellerie de plein air du littoral ont été réalisés, accompagné de recommandations pour la gestion durable de leurs espaces. Retrouvez le guide ici 

Contrôler la nuisance des moustiques : une action historique du Département

Dès 1958, le Département de l’Hérault a pris prend en charge le contrôle des espèces de moustiques proliférant dans les zones humides littorales (zones marécageuses à submersion temporaire) afin de garantir un niveau de nuisance acceptable pour les populations. Sans cette action historique, le développement touristique du territoire n’aurait pu se faire !

Le Département délègue sa compétence à l’Entente Interdépartementale pour la Démoustication (EID) Méditerranée. Cette action est essentielle pour préserver l’attractivité de notre territoire.

La colonisation du sud de la France par le moustique-tigre (Aedes albopictus) depuis 2011 complexifie la gestion de la nuisance liée au moustique.

Contrairement au moustique traditionnel (dit des marais) qui se développe en bordure de lagunes, et peut être contrôlé par des moyens terrestres et aériens, le moustique tigre est capable de se développer dans de petites quantités d’eau, et dans de nombreux lieux.

Ainsi, les modes opératoires pour lutter contre les moustiques diffèrent selon les espèces. Autant le recours à des méthodes de lutte à grande échelle ou collectives est-il possible pour les espèces les plus anciennes, autant la présence du moustique tigre à 80% dans le domaine privé, rend indispensable la contribution citoyenne au-delà des actions de l’EID. Elle ne peut être mise en œuvre que grâce à des actions de sensibilisation et de vulgarisation auprès de la population et des collectivités sur les modes de développement des moustiques et de lutte contre leur nuisance.

L’Etat assure également une mission de « santé publique » en lien avec la présence du moutique tigre. En effet, celui-ci est un vecteur potentiel de certaines maladies (dengue, chikungunya, zika, …). Afin de limiter la propagation des virus, l’Etat intervient à proximité du domicile de toute personne infectée, en vue de détruire les gîtes à moustiques situés dans un périmètre de quelques centaines de mètres.

En savoir plus :

https://herault.fr/435-demoustication.htm

http://www.moustiquetigre.org/

https://eid-med.org/

 

 

Un positionnement fort sur des valeurs d’inclusion sociale : le littoral pour tous

Handitourisme

L’accessibilité des sites est un enjeu majeur pour le Département de l’Hérault.

Le Département œuvre en faveur de projets permettant l’accès à toutes et tous aux infrastructures touristiques et notamment sur le littoral héraultais.

Diagnostic technique, accompagnement des porteurs de projets, réalisation d’investissements, le Département est présent à tous les niveaux et travaille avec les professionnels et les associations à faire de l’Hérault une destination pour tous !

Il s’agit, entre autres de :

-faciliter l’accès à nos plages dans le cadre du projet « La mer ouverte à tous », afin que les personnes en situation de handicap puisse profiter pleinement des loisirs de pleine nature. L’anné 2020 a permis la réactualisation des 13 fiches « Une journée à la plage » et du e-book « Activités nautiques accessibles ».

 

- accompagner des territoires vers l’accessibilité globale et la marque nationale « Destination pour Tous ». A ce titre, grace à l’implication d’Hérault Tourisme deux nouveaux territoires ont été labellisés en 2020 : Mauguio/Carnon et Colombiers/Lespignan ! Avec la station de Balaruc-les-Bains, déjà labellisée,se sont désormais trois communes reconnues au plan national pour leur engagement en faveur du tourisme accessible.

 

- participer à l’accessibilité des ports, notamment ceux gérés par le département par le biais du programme « Port ouvert à tous »

 

Tout savoir sur le Handitourisme en Hérault :https://www.herault-tourisme.com/fr/handitourisme/

 

Tourisme social et solidaire : le droit aux vacances pour tous

Ce secteur œuvre à rendre les vacances accessibles à tous.

Le Département mène depuis plusieurs années, une politique volontariste d’accompagnement technique et financier des projets de requalification de l’offre touristique en faveur des familles les plus modestes et des seniors sur le littoral héraultais.

En effet, la solidarité, les échanges intergénérationnels et la convivialité sont au cœur des projets soutenus par notre collectivité afin de rendre possible des séjours accessibles à toutes et tous dans un environnement de qualité.

D’autre part, ces projets participent non seulement à l’attractivité de notre territoire mais aussi et surtout favorisent la création d’emplois dans le secteur du tourisme.

Exemples de projets structurants aidés par le Département                      

  • Rénovation du Lazaret à Sète

Le Lazaret est un acteur historique du tourisme social en France qui œuvre dans le champ de l’économie sociale et solidaire depuis plus de 150 ans.

Le Lazaret doit son nom à la « pointe du Lazaret »où fut créé en 1865 un établissement de bains de mer. L’établissement accueille un large public (groupes, scolaires, familles, séminaires et séniors) dans un cadre d’exception.

  • Modernisation du Domaine d’Agde

Le Domaine d’Agde, géré par le groupe « VTF », est un village de vacances implanté sur un domaine arboré de 3,5 hectares.

En 2021, le nouveau gestionnaire a souhaité redonner vie à ce Domaine, en lui faisant peau neuve afin qu’il puisse continuer à accueillir dans « un esprit de découverte et de partage » les touristes désireux de profiter de notre beau territoire.

Les actions d'insertion socio-professionnelle

Le secteur littoral est l’un des plus touché par le chômage. Le Département, compétent en matière d’insertion, mène de nombreuses actions pour favoriser l’insertion économique et sociale des personnes en parcours d’insertion.

- L’insertion par l’activité économique : des solutions qui créent de la valeur économique, sociale, écologique et citoyenne.

 

Implantée à la Criée aux poissons d’Agde, l’entreprise d’insertion de mareyage « Brise de terre » valorise les produits de la pêche destinés au retrait (encore bons mais trop abîmés pour être vendus). Elle les transforme et les vend en circuit court (commerces de proximité, restaurants d’insertion, cantines, …). Elle emploie et forme du personnel en insertion.

Autre exemple, le chantier d’insertion « Passerelles insertion », spécialisé dans la rénovation de bâtis anciens et des espaces verts, contribue chaque année, à la formation et au retour à l’emploi des personnes en démarches d’insertion sur le littoral. Récemment, une piste cyclable et la rénovation de la maison des associations nautiques ont été réalisées à Palavas. La salle municipale de Loupian a également été réhabilitée par Passerelles insertion, ainsi qu’une école à Frontignan.

Dans le cadre des marchés intégrant une clause sociale, l’association intermédiaire, APIJE, et les entreprises de travail temporaire d’insertion, Isa Intérim sur le Bassin de Thau, Pil’emploi, A2I, le GEIQ et les organismes conventionnés par le Département proposent, en lien avec leur réseau d’entreprises, la mise à disposition de personnel en démarches d’insertion sur le littoral héraultais.

 

 

La sensibilisation à l’environnement et aux spécificités du littoral comme levier pour l’insertion, du bassin de Thau à la petite Camargue.

 

Un parcours thématique est proposé chaque année à une soixantaine de personnes en démarches d’insertion, avec l’apport et la plus-value d’experts et de professionnels soucieux de l’empreinte environnementale et des enjeux de la préservation du littoral.

 

En évolution constante, l’action s’enrichit de la réflexion de chacun. Aujourd’hui, la perspective de favoriser l’engagement citoyen est à l’étude.

 

L’aboutissement de cette démarche est un film documentaire réalisé par les participants, pour une présentation et une participation aux débats citoyens. Sa diffusion est envisagée dans le cadre du festival de Thau.

 

L’organisation d’une journée dédiée à la présentation des formations et métiers verts est également à l’étude.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Se déplacer sans trop dépenser : une expérimentation réussie sur le littoral

Une plaquette d’information « Se déplacer sans trop dépenser » a été créée sur les déplacements doux à moindre coût à l’initiative du comité consultatif de Sète, composé d’allocataires du Revenu de Solidarité Active (RSA). Cette initiative réussie a été élargie à l’ensemble du département de l’Hérault.

https://herault.fr/802-mobilite-se-deplacer-sans-trop-depenser.htm

L'inclusion numérique

Accompagner les publics en difficultés à se servir d’outils numériques, alors que leurs usages se déploient de plus en plus (internet, e-administration, smartphones, …) : tel est l’enjeu du Département qui développe des lieux d’accueil et la mise en réseaux d’acteurs de la médiation numérique. Cette initiative a été lancée sur le territoire de Thau, puis sur celui de la Petite Camargue

Le réseau Digi’Thau créé à l’initiative du Département est le premier réseau interprofessionnel à voir le jour en Hérault pour favoriser l’inclusion numérique. Il permet aux professionnels du bassin de Thau d’accueillir des personnes en situation « d’illectronisme ».

Autre initiative : le déploiement des Pass numérique permettra de former 2600 nouveaux usagers supplémentaires sur 3 ans. Ce dispositif est expérimenté sur le littoral biterrois et sur le secteur Etang de Thau.  

Le tiers-lieu "La Palanquée" à Sète

Mixant activités professionnelles, espaces de détente et de débats, convivialité, les « tiers-lieu » favorisent le faire ensemble, l’entraide, le partage de savoir-faire, la créativité et la rencontre entre habitants et acteurs associatifs et économiques de parcours et de cultures différentes.

Les tiers-lieux conjuguent numérique et rencontre physique, car c’est dans le partage d’un même lieu que se créent les rencontres et les affinités. Ils sont porteurs de dynamique entrepreneuriale et souvent de transformation sociale, écologique et culturelle.

La Palanquée est un tiers-lieu implanté à Sète, et proposant différents services qui agissent en faveur de la transition écologique et de l’innovation sociale : un espace de co-working, des salles de réunion, un « fab-lab* », et un incubateur de projets

*Les FabLabs sont un réseau mondial de plus 1800 laboratoires de fabrication avec des machines numériques et de prototypage. Ils offrent un accès facilité à de nouvelles technologies et à des machines numériques permettant de travailler de nombreuses matières.

Le tiers-lieu La Palanquée a bénéficié d’aides publiques et privées, dont celle du Département de l’Hérault.

En savoir plus : ici

De nombreuses pratiques sportives et de loisirs sur le littoral

Les 90 km de côte de notre Département, et plus largement les étangs lagunaires et canaux, offrent d’innombrables possibilités pour pratiquer les sports de nature quel que soit son niveau ou ses envies.

Berceau du Kite-surf qu’il a vu se développer de manière exponentielle depuis le début des années 2000, l’Hérault propose aussi de nombreuses autres activités dans des environnements préservés et respectant les activités humaines historiques comme la pêche et la conchyliculture.

Les activités de glisse comme le canoë-kayak, le Stand Up Paddle, l’aviron et le wind surf se pratiquent sur tout le littoral, tout au long de l’année… et l’on peut même pratiquer le surf quand les conditions le permettent, principalement au printemps et à l’automne.

Pour les amateurs de randonnées et de faune et flore sauvages, de nombreux circuits permettent de découvrir les richesses du littoral (salins, vignes, canaux, etc ;). Et puis, il y a bien sûr le longe côte/marche aquatique qui ravira sportifs comme amateurs de sport santé le long des plages sableuses de notre littoral.

Avec ses très nombreux clubs de voile et de plongée sous-marine, l’Hérault vous offre aussi la possibilité d’explorer le littoral à la force des vents sur des embarcations de toute taille, ou alors avec un masque pour aller à la découverte du monde sous-marins et de ses merveilles colorées.

Accompagnement des nouvelles pratiques sportives

Afin de proposer des conditions de pratiques toujours plus intégrés au milieu naturel, avec des conditions de sécurité et de confort optimum, le Département a fait le choix d’accompagner plus étroitement deux activités qui ont le vent en poupe en ce moment : le longe-côte/marche aquatique et la plongée sous-marine.

Si la plongée sous-marine est maintenant une activité bien implantée et bien structurée avec de nombreux clubs associatifs et professionnels répartis sur tout le littoral, il est maintenant nécessaire d’envisager des modes de gestion des sites de pratiques pour les préserver des activités humaines. C’est pour cela que l’Hérault souhaite développer largement la mise en place des mouillages écologiques. Ces bouées permanentes permettent aux bateaux de plongée de venir mouiller sur la zone sans avoir recourt aux ancres traditionnelles permettant de réduire fortement l’érosion des fonds.

Le longe-côte/marche aquatique est plutôt dans la situation d’une activité émergente qui rencontre un succès incontestable de par ses nombreuses vertus : sport santé, lien social, appréhension du milieu aquatique, etc. Le Département a accompagné une étude lancée en 2019 par le Comité de randonnée pédestre. Celle-ci va permettre de structurer la pratique par la labellisation de sites de pratiques et la mise à disposition de locaux pour les clubs, mais aussi de rajeunir la pratique en développant les écoles de longe-côte/marche aquatique.

Vers une structuration concertée des activités sportives littorales

Devant l’engouement des pratiquants pour les activités nautiques le Département met en œuvre plusieurs stratégies pour organiser leur développement maîtrisé sur la façade maritime.

Compétence obligatoire des Département en matière de sports de nature et découlant de la loi sur le sport modifiée en 2004, la Commission départementale des espaces, sites et itinéraires (CDESI) est une instance de concertation mettant autour de la tables les représentants du mouvement sportif, les collectivités locales, les associations environnementales et l’ensemble des autres usagers de l’espace naturel. L’objectif de cette démarche est de trouver un consensus autour de la création ou régulation des sites de pratique pour un espace partagé et respectueux de tous. La CDESI élabore le PDESI (Plan départemental des espaces, sites et itinéraires).

Retrouver les sites de pratiques labellisés sur le littoral ici

Histoire et patrimoine

L’histoire du Littoral racontée par les archives audiovisuelles : la fresque multimédia INA « le littoral héraultais »

Le Département de l’Hérault et l’Institut national de l’audiovisuel (Ina)[1] coproduisent la réalisation d’une fresque interactive permettant de sensibiliser les publics à l’évolution du littoral héraultais de l’après-guerre à nos jours. Conçue comme un site Internet encyclopédique à caractère éducatif ou culturel, cet ensemble de 150 vidéos, d’une durée moyenne de 4 minutes chacune, permettra de revivre en images l’histoire de cette partie du département qu’il devient impératif de protéger.

La majorité de ces extraits, issus de magazines et journaux télévisés, proviendront du fonds régional de la délégation INA Midi Atlantique, et en particulier des programmes de la télévision régionale Languedoc-Roussillon. Des fonctionnalités avancées donneront accès à ces documents audiovisuels selon plusieurs modes de navigation : frise chronologique, représentation cartographique, entrées thématiques. Chaque vidéo sera accompagnée d’un éclairage contextuel rédigé par des spécialistes du domaine, et d’une transcription intégrale de la bande son.

Ce projet multimédia, contribuera également à témoigner de la vie et des savoir-faire des habitants d’un territoire autrefois peu peuplé, aujourd’hui surfréquenté, au passé parfois mal connu. Cinq parcours thématiques, élaborés en collaboration avec des universitaires, permettront d’approfondir la découverte de l’Hérault « côté mer ».

Cette fresque interactive sera par ailleurs totalement conforme au référentiel général d’amélioration de l’accessibilité pour tous les publics.  

Le reportage « Languedoc-Roussillon nouvelle Floride ? », diffusé en juillet 1963 à la télévision française et extrait des collections ORTF de l’INA, présente le projet d’aménagement touristique du littoral languedocien initié par l’État. La Mission Racine vient d’être créée. Ce véritable « commando dans l’administration française » comme l’a défini Pierre Racine, son directeur, prévoit la création ex-nihilo de 7 « unités touristiques » entre le Grau-du-Roi et Saint-Cyprien : l’objectif étant de désengorger la Côte d’Azur et de « capter » les touristes qui descendent vers la Costa Brava.

L’État, le Département, les communes et plusieurs investisseurs privés, vont collaborer à la réalisation de cette vaste entreprise. Entre deux interviews de responsables politiques et d’habitants du littoral paraissant plutôt favorables au projet, la caméra balaie d’est en ouest la côte languedocienne : de grandes plages de sable vides, ponctuées de villages au charme désuet et aux traditions bien ancrées… et selon le point de vue de certains journalistes parisiens : un territoire peu attractif en passe de devenir une « nouvelle Floride » : regarder la vidéo

 


[1] Créé en 1975, l’Institut national de l’audiovisuel (Ina), entreprise publique audiovisuelle et numérique, collecte, sauvegarde et transmet le patrimoine de la radio et de la télévision français. Installée à Toulouse depuis 1984, la délégation Ina Midi Atlantique représente toutes les missions de l’Ina sur le territoire du grand Sud-Ouest.

 

L’archéologie du littoral héraultais

La géographie du littoral héraultais, avec ces longues étendues d’étangs et son ouverture sur la Méditerranée, a favorisé l’installation des populations à travers les âges, en leur offrant des ressources vivrières en abondance. Les découvertes archéologiques témoignent également de l’évolution constante des lagunes et de l’évolution du trait de côte. Une opération d’archéologie sous-marine récemment à mis au jour les vestiges d’une ancienne forêt de chênes au large de Carnon datée de 6000 av. J.-C, époque où le niveau marin était 10 m plus bas qu’aujourd’hui.

 

L’occupation des espaces lagunaires durant la préhistoire est peu documentée. Des fouilles préventives à Mauguio ont tout de même mis en évidence une occupation importante au Néolithique à proximité de l’étang de l’Or (la Capoulière).

 

Les découvertes pour la période protohistorique sont plus importantes. Pour exemple, le site de la Motte à Agde, aujourd’hui ennoyé dans le lit du fleuve Hérault, était à l’âge du Bronze (Xe-VIIIe siècle avant J.-C.) un village palafittique installé en bordure d’une ancienne lagune. Les échanges commerciaux entre les populations méditerranéennes et les groupes humains installés sur le littoral débutent à cette période. Le développement du commerce par les Grecs en Méditerranée, a vu l’installation du comptoir d’Agde vers 525 av. J.-C. par les Phocéens de Marseille. Tout comme la cité antique de Lattara (Lattes) construite au VIe s. av J.-C. au bord de l’ancienne rive de l’étang du Méjean, aujourd’hui à un peu plus de 1 km au sud, et qui s’est développée grâce au commerce avec l’Étrurie.

 

Avec la colonisation romaine et la construction de la voie Domitienne, qui traverse notre département, les échanges s’intensifient à la fin du IIe s. av. J.-C. De riches villas romaines s’établissent à proximité des étangs comme par exemple le site dit « temple de Venus » à Vendres ou la villa des Prés-Bas à Loupian qui, en plus d’une production viticole, exploite les ressources abondantes (poissons, huîtres, sel, ..) des étangs à des fins commerciales.

 

Il en est de même pour le site de Maguelone et l’occupation de l’île durant l’antiquité tardive, où un port et une activité commerciale avec l’Espagne, l’Afrique du Nord et le Proche-Orient sont attestés à partir des IVe et Ve siècles de notre ère.

 

Petit à petit, à partir des IXe-Xe-XIe siècles, un regroupement s’opère autour de pôles seigneuriaux et ecclésiaux souvent fortifiés, garantissant une plus grande sécurité aux populations, et donnant par la même occasion la forme aux villages que nous connaissons actuellement.

 

https://www.museecapdagde.com/

https://museearcheo.montpellier3m.fr/

https://archeologie.culture.fr/villa/fr

http://www.parc-culturel-biterrois.fr/cariboost_files/temple_20de_20v_C3_A9nus.pdf

 

Musées et centres d’interprétation du littoral

Des trésors parmi les vestiges archéologiques

Le littoral héraultais est, de longue date, un territoire marqué par de nombreuses investigations archéologiques dont différents musées rendent aujourd’hui compte. Les premières traces de la présence de l’homme sur le littoral, à partir du Néolithique, peuvent ainsi être observées au musée Jean Salustre de Portiragnes[1] avec en particulier des collections liées à la navigation et à la pêche. A Lattes le musée Henri Prades[2], présente des collections issues des fouilles entreprises sur la cité et le port de Lattara, ainsi que plus largement sur le territoire de Lattes, retraçant sept siècles d’histoire antique. Villa Loupian[3], égalementmusée de site,retrace l’évolution d’une villa gallo-romaine au travers de ses six siècles d’occupation. Elle conserve en son sein une superbe mosaïque romaine à son emplacement d’origine.

Installé au Cap d’Agde, le musée de l’Ephèbe[4] est le seul musée de France conservant uniquement des collections issues de fouilles subaquatiques réalisées en mer, dans fleuve Hérault ou l'étang de Thau. Couvrant toutes les périodes allant de l’âge du Bronze à la fin du 19ème siècle, le parcours permanent est complété par des expositions temporaires dont « Fortune à bord ! Chronique de la Jeanne Elisabeth » décrivant l’histoire et la vie à bord de ce navire, qui fit naufrage en 1755 au large de Maguelone.

 


[1] https://www.ville-portiragnes.fr/musee-archeologique/

[2] https://museearcheo.montpellier3m.fr/

[3] https://patrimoine.agglopole.fr/musee-villa-loupian/

[4] https://www.museecapdagde.com/

 

Histoire locale et vie quotidienne

 

A Sète, le musée de la Mer[1]présente l’histoire du port, des hommes qui l’ont construit et de ses traditions, notamment les joutes nautiques, du 18ème siècle à nos jours. Il abrite une impressionnante collection de maquettes de bateaux de pêche léguée par André Aversa. A Agde, le musée Jules Baudou[2] est consacré à la vie quotidienne des Agathois du 18ème siècle à nos jours, offrant ainsi à découvrir le folklore, les activités viticoles et maritimes, avec là encore une collection de maquettes de navires de commerce. Installé dans l’ancienne chapelle des Pénitents blancs le musée municipal de Frontignan[3], se consacre à l’histoire économique de la ville : viticulture, notamment muscat de Frontignan, industrie du souffre, exploitation des salins. Il rend également compte de fouilles subaquatiques réalisées sur des épaves au large des Aresquiers. A Marsillargues, dans le château Guillaume de Nogaret, les collections arts et traditions populaires du musée Paul Pastre[4] racontent ce territoire particulièrement imprégné de culture camarguaise. Le musée conserve aussi des éléments relatifs au château, notamment une chaise à porteur classée monument historique.

 


[1] https://www.sete.fr/culture-et-patrimoine/musees-et-lieux-dexpositions/musee-de-la-mer/

[2] https://www.museeagathois.fr/

[3] http://www.frontignan.fr/mes-loisirs/culture-patrimoine-festivites/equipements-culturels/musee-municipal/

[4] https://www.museemarsillargues.fr/

 

Entre patrimoine immatériel et économie

Situé à Bouzigues en bordure du port de pêche, où est installée une collection de barques traditionnelles à voile latine[1], le musée de l’Etang de Thau[2] met en scène les savoir-faire liés à la conchyliculture et à la pêche en étang. Il dispose d’un fonds d’archives audiovisuelles publiques et privées accessible sur le site internet Vivre avec l’étang[3]. Le belvédère de la criée du Grau-d’Agde[4], implanté au cœur du bâtiment d’exploitation, propose une immersion complète au sein de l’activité de pêche en mer : présentation des différentes techniques, de la réglementation méditerranéenne et encore de l'art de la vente à la criée.

 

  • Musée de l’Ephèbe : Jeanne Elisabeth https://www.youtube.com/watch?v=2tj32ZSOIRE&t=13s
  • Musée de Frontignan : Epave de l’Olympia https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/herault/montpellier/episode-1-recherche-olympia-epave-marine-frontignan-decouverte-peut-cacher-autre-1574284.html

Musée de l’Etang de Thau https://sites.ina.fr/musee-etang-de-thau/focus/chapitre/4/medias/R17142811 ou https://sites.ina.fr/musee-etang-de-thau/focus/chapitre/4/medias/RBC9107150715

 


[1] https://voilesdubassindethau.wixsite.com/thau

[2] https://patrimoine.agglopole.fr/musee-de-letang-de-thau/

[3] http://filmsdethau.agglopole.fr/

[4] https://www.crieeagde.com/

 

Un patrimoine bâti, témoin de l’histoire du littoral

Le département de l’Hérault doit en partie sa notoriété à l’attrait touristique de sa longue façade maritime, s’étendant sur plus d’une centaine de km de long. Cet atout, développé par les stations touristiques du littoral, s’appuie aussi sur un long passé historique, représenté par un important patrimoine bâti ou par des vestiges, s’étendant de l’Antiquité jusqu’au Moyen Âge et à la période moderne. Les principales agglomérations situées à proximité de la côte, relèvent pour certaines d’une origine très ancienne, telle Agde de fondation grecque, ou plus récente, notamment du Moyen Âge, en lien avec d’importantes seigneuries laïques ou ecclésiastiques, comme Sérignan, Vias, Mireval, Frontignan, Vic-la-Gardiole, Villeneuve-lès-Maguelone, Mauguio…, voire plus récente encore comme Sète, de fondation royale en 1666. Toutes conservent les traces de cette empreinte historique au travers d’un patrimoine bâti remarquable.

Historiquement, la frange du littoral est marquée au Moyen Âge par l’insécurité de la côte, phénomène qui va contribuer à un regroupement de l’habitat, essentiellement à l’intérieur des terres. Les villes ou bourgs se protègent à cette période par d’importantes murailles. Plus tardivement, une défense sera mise en place sur la côte dès le XVIe siècle, avec l’apparition d’un premier fort sur l’île de Brescou (Agde), puis par la suite avec les défenses de la nouvelle ville de Sète au XVIIe siècle (ancien fort Saint-Pierre devenu le Théâtre de la Mer). Au XVIIIe siècle, sur l’initiative de l’ingénieur Marechal, sont élevés une multitude de fortins de surveillance des plages côtières (les redoutes), dont certains sont encore conservés : redoute dite des Anglais à Agde, du Castellas à Sète ou de Ballestras à Palavas. La création au XVIIe siècle du Canal du Midi (Canal Royal ou des deux mers), va jouer un rôle économique important, mettant en lien pour la frange est du littoral héraultais, l’intérieur des terres avec les étangs. Ce nouvel axe fluvial se développera concomitamment avec l’essor de la ville de Sète. De nombreux ouvrages remarquables seront créés à cette occasion (épanchoirs du Libron à Vias, écluse ronde d’Agde, pont Pitot surmontant le canal des étangs à la Peyrade (Frontignan)… Chaque période est donc illustrée par un riche patrimoine. 

Pour le Moyen Âge, il convient de relever l’important réseau d’églises romanes, dont certaines sont fortifiées : cathédrales Saint-Etienne d’Agde et Saint-Pierre de Maguelone, églises Saint-Hippolyte de Loupian et Sainte-Léocadie de Vic-la-Gardiole.

D’autres églises tout aussi remarquables et plus importantes en taille sont  élevées à l’époque gothique : Notre-Dame-de-Grâce à Sérignan (XIIIe et XVe siècles), Saint-Jean-Baptiste à Vias (XIVe et XVe siècles) ou Sainte-Cécile à Loupian (XIVe siècle).

Traditions festives

Le littoral héraultais est particulièrement riche en manifestations festives dans lesquelles prennent souvent place des jeux ou des sports traditionnels. C’est le cas des célèbres joutes nautiques, dans leur variante languedocienne, pratiquées d’Agde au Grau-du-Roi et bien sûr à Sète pour les tournois de la Saint-Louis, point d’orgue de la saison. Pour la Saint-Louis se déroule aussi la traversée de Sète à la nage, plus ancienne course en eau libre de France. Moins connu, mais très couru à Marseillan et à Mèze, le capelet voit s’élancer des concurrents ou des concurrentes, qui tentent de se saisir d’un haut-de-forme fiché à l’extrémité d’une poutre, inclinée au-dessus de l’eau et soigneusement enduite de savon noir. Maritime encore, l’hommage que les pêcheurs rendent chaque année au disparus en mer lors des fêtes de la Saint-Pierre.

Les animaux totémiques, très emblématiques de l’Hérault, ne font pas défaut sur le littoral avec le loup, l’âne ou le bœuf, qui défilent dans les rues pour les fêtes locales respectivement de Loupian, Bessan et Mèze. Mèze encore, voit s’exécuter la danse du chevalet pour la fête locale, tout comme Poussan pour son carnaval. Cette danse, de même que les joutes et le capelet,se déroulent au son du hautbois et du tambour, couple d’instruments traditionnels implantés de longue date sur ce territoire.

Enfin toute la partie orientale du littoral vibre au rythme du taureau camargue et de la fé di biòu, qu’il s’agisse de la course libre en arène avec ses raseteurs, ou des manifestations taurines festives avec les abrivados, bandidos, encierros, ferrades et déjeuners aux prés.

Depuis 2010, une grande manifestation consacrée aux traditions maritimes de la Méditerranée et d’au-delà vient s’ajouter tous les deux ans au calendrier festif traditionnel : Escale à Sète qui connaît un succès public considérable. Sur le littoral héraultais de nombreuses associations entretiennent et font vivre tout un patrimoine d’anciennes embarcations à voile latine que l’on peut admirer dans les ports ou lors de festivités.

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