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L’eau souterraine, un enjeu majeur dans l’Hérault

11 janv. 2021

Thématiques Développement durable Agriculture Aménagement du territoire Environnement Géographie L'aide aux communes Littoral Territoire Viticulture

Dans l’Hérault, 96% de l’eau du robinet provient du sous-sol. Une richesse géologique exceptionnelle, qui garantit la disponibilité d’une eau potable d’excellente qualité.

Des centaines de forages réalisés par le Département

Le saviez-vous ?
96% de l’eau potable consommée par les Héraultais provient de l’eau souterraine

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Forage exploratoire à Aniane
Sur la commune de Cazilhac, un nouveau forage débute, destiné à alimenter plus de 8 000 habitants.

Le lieu-dit du Fesquet vit au rythme du gigantesque camion foreur. Mètre après mètre, un impressionnant puits de 140 mètres de profondeur est creusé. Des entrailles de la terre, 1,8 million de litres d’eau pure sont prêtes à jaillir chaque année. Réalisé par le syndicat SIEA de la région de Ganges, ce chantier bénéficie de l’assistance technique d’Hérault Ingénierie et du financement du Département et de l’Agence de l’eau.

« Le captage actuel est vulnérable en cas de crue. Le nouveau forage sécurisera l’approvisionnement et évitera de prélever des masses d’eau importantes dans le fleuve Hérault, au bénéfice de la faune et la flore », note Stéphane Gourmaud, chargé de l’opération au Département.

Tout bon pour l’environnement ! Mis en service début 2022, le réseau alimentera les habitants de Ganges, Laroque, Cazilhac et Moulès-et-Baucels, avec une eau d’excellente qualité, issue d’un traitement d’ultrafiltration de dernière génération.

Depuis les années 1970, plusieurs centaines de forages et de captages ont été réalisées avec l'aide du Département, comme dernièrement à Cessenon-sur-Orb, Aniane ou Fraïsse-sur-Agout.

A la recherche de l’or bleu

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Thierry Aubé
Reconnaissance d’une rivière souterraine, Moulès-et-Baucels
Sans attendre que certains nappes souterraines se tarissent, le Département anticipe et recherche d’ores-et-déjà de nouvelles ressources… « Le rôle du Département est de préparer l'avenir, en étant audacieux et ingénieux, explique l'hydrogéologue du Département, Nicolas Liénart. Nous étudions actuellement trois masses d'eaux souterraines, qui représentent un tiers de la surface de notre département. Notre but ? Identifier dès aujourd'hui des ressources "stratégiques", et les garder bien au chaud pour demain, en mettant en place des "plans de sauvegarde". »

« Notre mission ? Etudier pour comprendre et préserver…. Il faut entre 5 et 10 ans pour trouver de nouvelles sources d’eau. »
Nicolas Liénart, hydrogéologue du Département

Mesurer la quantité et la qualité de l’eau sous nos pieds

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Pose d’une sonde de mesure du niveau d’un lac souterrain (Lac des Echos – Saint-Pons-de-Thomières)
Le service hydrogéologie du Département évalue la quantité et la qualité de l'eau souterraine, grâce à une centaine de points de mesure.

Le niveau des nappes est mesuré toutes les heures par des appareils, connectés en 3G. Chaque mois, une carte de l’état des ressources est mise en ligne sur le site de l’observatoire départemental. Ces données sont essentielles pour la Préfecture et les collectivités, notamment en cas de sécheresse.

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Prélèvement d’eau dans une rivière souterraine, à Courniou-les-Grottes
Pour les analyses de qualité, des prélèvements sont effectués et envoyés à un laboratoire. Le Département s’assure ainsi du maintien en bonne santé des eaux souterraines depuis presque 20 ans.

Bon à savoir
Toutes les données collectées par le service hydrogéologie du Département sont accessibles à tous sur le site de l'Observatoire Départemental : odee.herault.fr, à la rubrique Eau Souterraine.

Et nos rivières, alors ?

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Fabien Hanaï

Depuis 2001, le Département mesure aussi la qualité de l’eau des rivières héraultaises, avec l’aide financière de l’Agence de l’Eau.
Bonne nouvelle ! En 20 ans, la qualité des rivières s'est considérablement améliorée, grâce notamment aux travaux faits en matière d'assainissement, la limitation de l’usage des pesticides et une meilleure gestion de la ressource en eau. Grâce à cela, les Héraultais profitent de belles rivières, pour se balader, faire du canoë et se baigner en toute sécurité.

En savoir plus

Préserver les zones humides

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Ecosud - Fabien Hanaï

Les zones humides font partie des Espaces Naturels Sensibles (ENS) dont la préservation est capitale.

Parmi les 8600 hectares d’espaces naturels sensibles (ENS) protégés par le Département, on dénombre 350 hectares de zones humides. Pourvoyeuses d’eau pour les nappes phréatiques, elles s’avèrent être aussi une protection essentielle face aux changements climatiques. « Ces zones humides servent à stocker et à filtrer les eaux de surface qui vont alimenter les nappes phréatiques d’où nous tirons l’eau que nous consommons », résume Yann Morvan, responsable biodiversité et espaces naturels du Département. « Elles jouent un rôle épuratoire pour de nombreux rejets dus à l’activité humaine et atténuent les crues » ajoute-t-il.

En savoir plus

Retrouvez notre dossier sur l'eau dans le dernier magazine Mon Hérault n°21

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