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Les fortes précipitations de décembre et janvier ont provoqué des inondations que les barrages, gérés par le Département, ont contribué à limiter. Explications.
Les épisodes pluvieux que l’Hérault a connu ces dernières semaines ont provoqué de nombreux débordements et inondations dans différentes zones de notre département.
Des conséquences néanmoins fortement réduites grâce à nos ouvrages hydrauliques qui ont joué leur rôle de « stockage » et ainsi atténué l’effet de crue des cours d’eau.
Les barrages ont retenu plusieurs millions de m3 d’eau de pluie et de ruissellement qui se sont abattues sur le bassin versant du fleuve Hérault. Les barrages se sont remplis, ce qui a permis de réduire l’état de crue des cours d’eau situés à l’aval
explique Julie Bremond, Cheffe du service eau, risques et littoral au Département de l’Hérault.
Résultat : nos barrages sont pleins. Rien que sur l’épisode de décembre, le barrage du Salagou est monté de 2 mètres, tandis que le barrage de Olivettes a gagné 7 mètres !
Philippe hilaireAprès la phase de stockage lors de la crue, le niveau des barrages doit revenir à la normale pour pouvoir « encaisser » un nouvel épisode de pluie, c’est pour cela que nous faisons des lâchers une fois que les cours d’eau ne sont plus en crue. C’est le fonctionnement normal de ce type de barrages.
Des stocks d’eau importants : une excellente nouvelle pour les prochains mois !
Notre territoire, soumis depuis plusieurs années maintenant à des sècheresses récurrentes, pourrait bien être en partie épargné grâce, entre autres, aux ressources en eau de nos barrages.
Comment ?
> Les eaux de pluies stockées pourront être utilisées pour l’irrigation des terres agricoles au printemps et cet été, ce qui sécurise la ressource sur une période charnière.
> Mais aussi, des « lâchers » d’eau permettront d’assurer des débits suffisants sur les cours d’eau à l’aval et préserver ainsi les milieux aquatiques !
Barrage des Olivettes - Vailhan
Le Département est propriétaire d’une quinzaine d’ouvrages hydrauliques qu’il gère comme le barrage du Salagou ou encore le barrage des Olivettes à Vailhan, mais aussi des seuils et passes à poissons, des ouvrages de régulation de la salinité…
Sa mission : gérer son patrimoine hydraulique pour qu’il assure ses fonctions (lutte contre les inondations, soutien à l’irrigation, préservation des milieux aquatiques, régulation des débits des cours d’eau, activités de loisirs…) et réponde aux obligations règlementaires.
Schéma du barrage du Salagou BRLe
Le Barrage du Salagou est mis en eau entre 1969 et 1971 - Claude Steeli
Construction du Barrage du Salagou entre 1964 et 1968 - Claude Steeli
L’ouvrage fait 357 mètres de long pour une hauteur de 62 mètres
Cette conduite dite de « restitution » se sépare en 2 pour le soutien d’étiage du fleuve et les usages aval et pour l’unité de turbinage et l’irrigation agricole (ASA de Bosc Lacoste)
C’est depuis cette salle que l’on gère l’ouverture et la fermeture des vannes et donc le niveau de l’eau dans la retenue. En cas de vidange ou de crue, on peut évacuer jusqu’à 120 m3 d’eau par seconde
Deux galeries de visite permettent aux équipes de descendre dans le barrage et d’accéder à la manœuvre des vannes et de surveiller l’état du barrage.
Ici, au bout de la conduite, l’énergie de l’eau lâchée se dissipe dans un bassin, avant de rejoindre le ruisseau Salagou, la lergue et l’Hérault. Cela évite un flux trop important qui pourrait abîmer l’ouvrage.
Un barragiste est présent sur le site 24h/24, 365 j/an. Il assure la surveillance depuis ce bâtiment.
Sur le parement du barrage, on peut mesurer le niveau de l’eau grâce à une échelle liminimétrique calée sur le niveau de la mer